Dolmen de Gaoutabry

La Londe


Pour atteindre ce site, le plus simple est, depuis le centre de La Londe, de prendre la voiture et de remonter la vallée du Pansard (la route D88) sur 2 km. Lorsque l'on arrive devant l'entrée du centre de vacance (sur la gauche), il faut se garer le long du torrent. De l'autre côté de la route se trouve au départ de la piste du Tamary. Un grand panneau d'information vous propose des balades intéressantes.
C'est ici qu'on chausse ses chaussures de marche préférées pour une petite balade de quelques kilomètres sur de bonnes pistes (attention aux heures chaudes, car il y a peu d'ombre).
En période estivale, il est interdit de se rendre dans le massif des Maures en raison des risques d'incendie.
On remonte la piste sur plus de 2km en suivant les panneaux indiquant la direction du dolmen. Arrivé au col (citerne verte), on prend le chemin qui passe au nord de la butte (donc à gauche) sur 150-200 m jusqu'à rencontrer un bon petit sentier qui grimpe sur la droite vers le sommet. Là-haut, parmi les rochers, s'étire le dolmen, le "cimetière des Maures" comme on l'appelait jadis.

Qu'est-ce donc ?

Le dolmen se trouve à environ 4 km au nord de La Londe, dans le massif des Maures, à 198 m d’altitude, sur le replat d’une colline, au nord du Signal du Favanquet. De là-haut, on peut jouir d'une vue panoramique sur les environs : N-D des Anges au nord, les massifs toulonnais (Mont Caume, Faron, Coudon) et le château d'Hyères à l'ouest, le Fort de Brégançon et les Iles d’Hyères vers la mer.
Il y a plus d'une centaine de dolmens en Provence dont près de la moitié dans le Var. On compte également une quarantaine de menhirs (la moitié dans le Var). Les plus grands menhirs sont ceux de Lambert à Collobrières. Le dolmen de Gaoutabry est à ce jour le plus grand du Var en superficie.

L'étymologie du nom du site semble assez floue. Certains y voient une origine occitane : "caudo" = chaude + "abri" sûrement en référence à la situation de cette sépulture, au sommet d'une butte en plein soleil.

Le dolmen fut découvert en 1876 et fut l'objet de plusieurs fouilles. Il a été daté de 2 500 ans avant notre ère. Inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1988.
En raison de sa physionomie, ce mégalithe est à classer parmi les allées couvertes, tel que celui de le Pont des Fées de Cabasse. Long de 6 mètres, orienté ouest-est, il se compose d'un couloir qui ouvre sur une anti-chambre et une chambre séparées par une dalle transversale. Deux grandes pierres ont été plantées à l'extérieur de l'allée afin de marquer la séparation entre le couloir et l'antichambre. Toutes les dalles semblent avoir subi un travail d'adoucissement des contours. L'une d'entre elles présente même deux cupules.

Il ne dispose pas de couverture, soit parce que celle-ci n'a jamais existé, soit parce qu'elle était composée d'éléments fragiles disparus (couverture faite d'une charpente de bois et de branchages), soit encore s'agissait-il de fines dalles qui ont été retirées et rejetées parmi les rochers qui parsèment naturellement le site. Lorsque l'on y regarde de plus près, on note sur le tranchant de plusieurs pierres composant les parois ce qui pourrait ressembler à des encoches bien arrondies ayant pu recevoir des rondins de bois pour une éventuelle charpente.

Les fouilles ont mis à jour la présence d'ossements appartenant à plus d'une trentaine d'individus, des tessons de poterie, des pointes de flèches, deux lames de poignards, des perles en serpentine... Ces découvertes ont été réunies au musée de la préhistoire de Saint Raphaël.

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