Rocher de Roquebrune

Roquebrune


Le Rocher se dresse aux abords du village de Roquebrune sur Argens, non loin de Fréjus. Il écrase l'autoroute qui passe à ses pieds, il se reconnait de loin grâce à sa crête très dentelée et rouge sombre. On accède depuis Roquebrune. Plusieurs circuits de randonnée traversent le massif au départ du village.

Qu'est-ce donc ?

Le rocher de Roquebrune (373 mètres), c'est un peu l'Ayers Rock du Var. Sa couleur rouge, ses parois verticales, ses légendes et ses adorateurs. On y trouve même un ermite qui vit dans une grotte aménagée.

En fait, le rocher révèle une structure assez variée et chaotique. D'un point de vue géologique, il est constitué de gneiss, de granit et de lave acide solidifiée. C'est l'importante concentration d'oxyde de fer dans sa roche qui lui donne cet aspect légèrement rougeâtre. Sa topologie est assez tourmentée puisque l'on y trouve des zones plates au nord, des rochers déchiquetés, des falaises abruptes, des crevasses et autres failles, ainsi que des oueds à sa base sud. De par sa situation géographique et la diversité de son sol, il abrite une grande variété d'espèces végétales et animales habituées aux milieux humides comme aux milieux plus secs : grands-ducs, tortues, lézards ocellés, grenouilles, serpents, sangliers, cistes, peupliers, pins, houx, figuiers de Barbarie, maquis,...
D'un point de vue historique, on a retrouvé des traces d'anciens oppida ainsi que des vestiges mégalithiques. Au Moyen Age, fut érigée sur le versant nord la chapelle N-D de La Roquette - autrement appelée N-D des Œufs, peut-être parce qu'elle avait vocation à combattre l'infertilité (qui était toujours féminine en ces temps reculés).

A son sommet, se ressent trois croix, rappelant au monde que jadis cet imposant massif s'appelait le "rocher des trois croix" (voir légende). Mais les croix originelles ne résistèrent pas au temps. Il fallut attendre le début des années 90 pour que le sculpteur Bernar Venet soit chargé d'élever en lieu et place des disparues trois nouvelles croix, mesurant chacune près de cinq mètres et pesant une tonne. Chacune différente et rendant hommage à trois grands peintres de la "Crucifixion" : Giotto, Grunewald et le Greco. Ce n'est qu'un juste et naturel retour aux valeurs séculaires. De là-haut, après une longue et épuisante ascension, le panorama sur 360° est incroyable : les Maures, l'Estérel, l'Argens, la forêt du Rouet, le Lachens...

A son pied septentrional, non loin de N-D de la Roquette, se trouve la faille la plus connue du rocher, le Saint Trou. Il est l'une des trois failles citées plus haut. Attention : seules les personnes minces, agiles et ne souffrant pas de l'obscurité et de claustrophobie sont aptes à la traverser tant elle est étroite, peu aisée, longue et sombre (lampes torches obligatoires). Mais le retour à la lumière se fait dans une sorte de grande salle, "la cathédrale". Ouf, on respire !

C'est plus haut, au niveau d'une sorte de petit col, que vit le célèbre ermite frère Antoine (le plus visité de France) dans les grottes troglodytes jadis utilisées à cet effet. Prière de respecter son isolement et le calme des lieux.

Histoire de légende

Au Moyen-Age, le rocher avait à cette époque une valeur religieuse importante. En effet, selon la légende, lorsque le Christ mourut sur la croix, le rocher se déchira en trois failles qui symbolisaient les trois plaies, ou bien encore les trois croix qui furent dressées sur le calvaire au jour de la crucifixion. C'est pourquoi les gens ont par la suite érigé à son sommet trois croix et avaient pris l'habitude d'y effectuer des pèlerinages. D'ailleurs, son véritable nom est le "rocher des trois croix." Mais celles-ci ne résistèrent pas aux siècles. L'origine de sa création fait la part belle aux légendes. Outre celle racontée plus haut, il en est une magnifique et reconnue de tous. Tout commence par l'arrivée en ces lieux d'une belle jeune femme qui avait décidé de suivre une vie faite d'abstinence et de prières. Un jour, un noble qui chassait dans les parages fut attiré par sa beauté. Mais la demoiselle, devant ses avances et insistances, s'enfuit. Le noble se lança à sa poursuite. Arrivée devant une paroi et n'ayant aucune issue, elle supplia la sainte Vierge de lui venir en aide. Le rocher se déchira alors juste assez pour laisser passer la jeune fille qui échappa ainsi aux griffes de l'homme. C'est ainsi que de nos jours il est de coutume de dire que seules les âmes vertueuses peuvent franchir le Saint Trou. Les autres devront en faire le tour en guise de pénitence.

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Laurent, le 05 juillet 2020

J'ai voulu retourner sur ce site censé être classé, et refaire le Saint trou après 35 ans d'absence (et dans l'idée de retrouver un peu de liberté procuré par la nature dans le même contexte que Carmen), et là surprise: des panneaux partout "PROPRIETE PRIVEE". Dégouté, j'ai du faire demi-tour. J'aimais le département du Var pour y avoir grandit mais aussi parcequ'il était "avant ce jour", le département qui respectait et protégeait selon moi, la nature et son histoire, du néolitique à nos jours. J'imagine que les décisionnaires de la commune et les dits "propriétaires" sont aussi perturbés et malfaisants que l'énergie du lieu.

Carmen, le 09 novembre 2019

En effet, elles devront en faire le tour . Depuis toujours, j'ai arpenté les chemins qui mènent au Rocher, j'ai sauté de roche en roche, parmi les cystes et autres fleurs sauvages, longé les petits ruisseaux qui y abondent, admirant, la tête sur un oreiller d'herbes folles, le vol majestueux des aigles, écoutant le silence vibrer des plus hautes profondeurs de l'être. Ayant toujours Virgile en poche, tel Pétrarque au Mont Ventoux, je me nourrissait d'air pur, de douces senteurs et d'énergie claire, pure. J'étais en Arcadie. Ce temps n'est plus. La politique urbanistique a tout bétonné. Tout le Rocher est cerné de propriétés privées (essentiellement Suisses) qui empêchent l'accès au Rocher, lequel est devenu en quelque sorte leur propriété. Moi qui suis un enfant du pays (depuis quatre siècles) je ne suis plus le bienvenu. Je ne peux plus m'y rendre avec mes pinceaux. La Provence est morte, le Rocher est fermé, l'aigle ne vole plus, l'ermite est parti, mais l'immobilier, les permis de construire et le béton se portent au mieux. Le Rocher est devenu propriété privée, avec l'aval des autorités locales que je remercie et félicite pour leur sens du privilège, de la spoliation , et pour leur insondable stupidité-cupidité. Le Rocher est un bien public, ou pour mieux dire, ne saurait être la propriété de personne ! Lamentable histoire et fin tragique , préméditée.

Denis simone, le 27 octobre 2019

C’est Magnifique

Nadia, le 10 juillet 2019

Un endroit à faire car super beau

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