Le Castellas

Forcalqueiret


Depuis la plaine de Forcalqueiret, il est difficile de ne pas remarquer les ruines imposantes de ce château se dressant sur sa butte telles un aigle juché sur un piton et embrassant du regard le monde en contrebas à la recherche de quelque proi.
Sur la D43 qui va de Cuers à Brignoles, il faut se rendre d'abord au carrefour avec la route D12 qui relie Forcalqueiret au village de Rocbaron.
De là, on emprunte la D12, direction Rocbaron sur un peu plus d'un kilomètre. Après une courbe à droite, une piste débute sur la gauche et s'élève à travers les bois.
On peut laisser sa voiture là ou monter la piste jusqu'aux abords du Castellas 500 mètres plus loin (grande aire de stationnement).
En raison du chantier permanent et de la fragilité des lieux, l'accès au château est règlementé (plutôt interdit). Vous y pénétrez sous votre propre responsabilité et ne devrez vous en prendre qu'à vous-même ni à l'auteur de ce site s'il vous arrive quelque chose.

Qu'est-ce donc ?

Le nom du village est un dérivé du nom qu'il portait au Moyen-Age : "Furnum Calcherium" signifiant four à chaux. Le château de Forcalqueiret, appelé communément le Castellas, domine la plaine de l'Issole, du haut de son piton rocheux. Il est connu pour être le plus grand castrum militaire du Var.

Ces ruines mises à jours nous montrent l'étendue de ce complexe. Il accueillait à l'intérieur de ses remparts (protégés par des douves) le logis seigneurial et le village dont on aperçoit encore les murs des maisons et les principales rues montant au château.

Au XIè s., les vicomtes de Marseille, aussi seigneurs de Forcalqueiret, Rocbaron,... font dont d'une partie du domaine à l'abbaye de Saint Victor.
Au XIIIè s., suite à des rachats et des échanges de propriétés, la seigneurie retourne aux vicomtes de Marseille, puis passe pour plus de 3 siècles dans les mains des d'Agoult. C'est sous cette famille, probablement au début du XVè s. que le château acquiert la physionomie qu'on lui connait de nos jours.

En 1536, le château repoussa brillamment les assauts de Charles-Quint venu envahir la Provence pour la deuxième fois (après 1524).

 

Les Pontevès, seigneurs de triste mémoire

Plus tard, au XVIè s., la seigneurie passe aux mains des puissants Pontevès, par le mariage d'Hubert Garde de Vins avec Marguerite d'Agoult. Hubert est le neveu de Jean de Pontevès, comte de Carcès.
Il s'était illustré pour avoir sauvé la vie du duc d'Anjou (futur Henri III) au cours du siège de La Rochelle (contre les huguenots). Dix ans plus tard, il prend la tête des Ligueurs provençaux ultra-catholiques qui s'opposent au roi Henri III et à son successeur Henri de Navarre (futur Henri IV) jugés trop amicaux envers les protestants. Accompagné de troupes armées il sème la mort à travers la Provence en assiégeant les villes et villages hébergeant des huguenots. Il fut tué par un coup d'arquebuse au siège de Grasse en novembre 1589. Le château par lui-même a été démantelé après les guerres de religion sous l'entreprise de Richelieu désirant affaiblir les puissances militaires locales et au bénéfice du pouvoir central. Il fut abandonné durant la seconde moitié du XVIIè s. Le seigneur d'Agoult, fils d'Hubert, avait déjà pris le parti de s'installer dans le château de Vins, plus confortable. Le château passa dans les mains de différentes grandes familles provençales avant de revenir dans le giron des Pontevès à la fin du XIXè s.

Il semblerait que le castrum ait été abandonné au cours du XVIIè s. car les temps étant plus sûrs, les gens avaient commencé à s'installer un peu plus bas dans un premier temps, puis dans la plaine, près des cultures, là-même où s'étend le village actuel de Forcalqueiret.



Depuis 1978, le Castellas appartient à la commune et accueille des campagnes de fouilles et de restauration. On a découvert, hors des remparts, des restes de bâtiments, dont ce qui semblerait être une chapelle (derrière les réservoirs). Un fauconneau (long canon étroit) datant de la fin du XVè s. fut découvert, profondément enterré dans la cour du château.

les photosvoir la cartevoir les commentaires

photoscarte

Cliquez sur une photo ci-dessous pour l'agrandir

voir les photosla cartevoir les commentaires

photoscartevoir les commentaires

voir les photosvoir la cartecommentaires

photoscartecommentaires

N'hésitez pas à laisser un petit commentaire concernant cette Merveille et à le faire partager avec les autres visiteurs du site.

Tous les champs sont obligatoires




Michel, le 03 avril 2021

Ancien du village J’ai bien connu le château mais on pouvait y aller et j’en connaissait tous les recoins le plus impressionnant dans la grande tour façade nord qui embrasse toute la vallée la grande fenêtre avec les deux sièges en pierre de part et d’autre de cette grande ouverture

Marc Marcel, le 19 juillet 2020

Je suis né dans le var il y a 80 ans et je découvre l'existence de ce merveilleux site, chargé d'histoire, qui devrait faire la gloire de mon département d'origine. Quand va t il être restauré ?

Romain, le 05 janvier 2020

J'ai toujours cru qu'il y avait une tour a côté du logis segnieurial , mais j'en ai que de vague souvenir , un collègue aussi prétend lui aussi avoir le souvenir d'avoir vu une tour au même endroit , sommes-nous les seuls ? Le castellas posède-t-il une tour ?

Cher(e) Romain, Il existe bien le reste d'une tour contre la grande salle du sud - si c'est bien celle-ci dont vous parlez. On peut la distinguer sur la photo intitulée "Logis seigneurial (mur intérieur restant)" sur la partie gauche. J'ai aussi trouvé mention, dans un texte des années 1930, d'une tour située dans la partie sud-est. Mais, je ne vois pas où elle pouvait se trouver; peut-être une erreur de positionnement de la part de l'auteur du texte.

Eric, le 17 septembre 2019

Les travaux toujours en arrêt... Il est laissé à l'abandon pour de bon.

Vik, le 12 janvier 2019

Le site est vraiment impressionnant. Par contre on ne peut plus y aller depuis 2017.

Cher(e) Vik, C'est vrai que le site est intéressant. Il était de toute façon interdit d'y aller avant en raison de la fragilité de l'édifice et du risque de chute de pierres.

© 1999-2021 MiD