Château de Grimaud

Grimaud


Grimaud est un magnifique village perché sis au fond du Golfe de Saint-Tropez. Pour y accéder, le plus simple est encore de se rendre à Cogolin puis prendre la route qui monte au village de Grimaud, repérable grâce aux ruines élancées de son château.

Qu'est-ce donc ?

L'histoire du château est indissociable de celle du village. Commençons par signaler que la présence de l'homme aux alentours remonte à 5000 avant J-C et devint plus importante à la fin de l'âge de bronze (dolmen et menhirs).
Si les romains se firent assez discrets, les Phocéens de Marseille trouvèrent l'endroit si charmant qu'ils y fondèrent une colonie : Athénopolis.

Mais c'est le Moyen Age qui marqua le réel essor de la région qui s'appelait alors le Freinet (ou Fraxinet), principalement après la fuite des sarrasins implantés là aux VIIIème et Xème siècles. On vit notamment des chapelles et églises pousser comme des champignons (N-D de la Queste, chapelles des Pénitents et Saint Roch, églises St Michel et St Pons,...).

Guillaume Ier, comte de Provence et vainqueur des sarrasins, donna au héros local Gibelin Grimaldi (descendant de la branche cadette des Grimaldi de Monaco d'origine génoise) les terres qui entourent le golfe et décida de fortifier celui-ci. C'est à cette époque que fut érigé le château (flanqué de quatre tours à trois étages) et rebaptisé le village.

Vers la moitié du XIIIème siècle, le château passa aux mains des Pontevès, les Grimaldi ayant passé un accord de paix avec le comte de Provence Raimond Bérenger III au terme duquel ils renonçaient pour leur part à leurs domaines situés à l'ouest de La Turbie.

En deux ou trois siècles, le bourg devint le plus important de tout le Freinet et la majorité des propriétés foncières appartenaient à l'abbaye marseillaise de Saint Victor. La proximité de la mer et de l'Italie profita au commerce.

Au XVème siècle, le châtelain Jean de Rossa décida une grande campagne d'embellissement de l'édifice ; mais le village commença à cette même époque de souffrir de la présence du port de Saint Tropez.
Les guerres de religion qui ravagèrent la région n'épargnèrent pas le château. Il fut reconstruit au siècle suivant (XVIIème) et devint un marquisat.
Le château passa ensuite aux mains des Castellane avant que le roi ne leur ordonnât de le démanteler.

Mais la folie des hommes et le travail incessant du temps ne viennent pas à bout de toutes les vieilles pierres ; tel fut le cas de Grimaud. Certes, son château n'est plus qu'une ruine, mais il reste suffisamment de murs encore debout pour se rendre compte de la beauté de l'ouvrage. Sans oublier la vaste triple enceinte qui le protégeait.
Et puis surtout, le village a su conserver son cachet typiquement médiéval, avec ses arcades, placettes, fontaines, chapelles, vieilles bâtisses, rues en calade,... Un sérieux travail de conservation et d'embellissement (dans la tradition) en a fait l'un des plus beaux villages de France, si ce n'est le plus beau.

A côté

Quant aux alentours, il ne faut surtout pas manquer d'aller voir au nord du château le moulin Saint Roch.

En contrebas du moulin, au fond du ravin, on aperçoit le Pont des Fées, vestige de l'aqueduc qui allait chercher l'eau depuis une source au sommet de la colline voisine. Un petit canal amenait l'eau de la source jusqu'au Puits de la Fée (3m de diam., 2m de profondeur). L'eau était ensuite acheminée dans un canal fermé jusqu'au village. Le mur qui supportait le canal avait plus d'un mètre d'épaisseur. Le canal était composé d'un lit mortier sur lequel reposaient des tuiles rondes remplies de mortier gras qui supportait à son tour les tuyaux de conduite en poterie vernissée de 2cm d'épaisseur emboités les uns dans les autres.
Au-dessus de la conduite se trouvait une autre couche de mortier puis deux couches de tuiles au-dessus desquelles se continuait la masse du mur.
Pourquoi ce nom ? En fait, l'on retrouve souvent dans nos contrées ces dénominations évocatrices que sont le Pont des Fées et le Pont du Diable. L'une et l'autre sont employées pour désigner un ouvrage extraordinaire du fait de sa construction en un lieu pas ou peu propice à une telle entreprise.
Aussi supposait-on jadis que le maçon ayant mené à bien son ouvrage avait reçu l'aide charitable ou maléfique des fées ou du diable en personne.

Un peu à l'écart du village (au sud-est) se trouve la célèbre N-D de la Queste dont la fontaine aurait guéri nombre de malades.

Passer un après-midi à flâner dans les rues du village et à découvrir les vestiges alentour, et puis terminer la soirée dans un petit restaurant chaleureux et discret niché au fond d'une placette, voilà ce qui s'appelle une sortie réussie.

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